lundi 4 août 2008

Puerto Colombia

Destination privilégiée du carqueño pour ses week ends libres : Choroni, ou plus exactement Puerto Colombia, petit village côtier situé à environ 4 heures de transport de la capitale.

Donc après avoir passé plusieurs heures dans un bus, après avoir survécu au voyage dans la montagne où le chauffeur n'utilise ses freins qu'en cas d'extrème urgence (il préfère le klaxon pour prévenir de son arrivée), on arrive à ce petit havre de tourisme et tranquilité.



Intérêt numéro un du lieu : sa plage paradisiaque


Mais le village aussi est joli et bien entretenu, notamment la partie du quais, où l'on peut passer un petit moment à l'ombre pour siroter sa bière ou son cuba libre


Le soir, le même quais se remplit de vendeurs et de touristes dans une ambience festive...

... et tout ce beau monde se retrouve d'ailleurs au bar pour terminer la nuit.

samedi 12 juillet 2008

Zapata : Tierra y Libertad

On a déjà évoqué la volonté de se réapproprier l'histoire latinoaméricaine présente dans la révolution bolivarienne, et nottament à travers l'évocation des grandes figures révolutionnaires du continent.
Dans la droite ligne de cette logique, le musée de Bellas Artes à Caracas propose en ce moment une exposition dédiée à Emiliano Zapata. Elle est constituée surtout de portraits, dessins, caricatures... contemporains, et parfois postérieurs, au révolutionnaire mexicain.








vendredi 27 juin 2008

Salvador Allende vive*

En ce moment on commémore le centième anniversaire de la naissance de Salvador Allende ; l’occasion d’évoquer « l’autre 11 septembre », celui de 1973, lorsque le général Pinochet prenait le pouvoir au Chili grâce à un coup d’état, et aussi de réfléchir un peu sur l’ignorance qu’ont parfois les latino-américains de leur propre histoire.
Ici dans mon entourage peu de gens savent qui était Salvador Allende, ou en ont une vague idée. D’autres le connaissent mais ne veulent surtout pas en entendre parler parce que ça sent le socialisme, le « chavisme », le « castro-communisme » comme disent certaines chaînes de télévision.
Un jours, un chilien m’a dit « moi je ne suis pas extrémiste, je n’aime ni Allende, ni Pinochet », les renvoyant dos à dos. C’est assez caractéristique de la confusion entretenue par le système libéral et de la perte de mémoire qui en résulte. Car on a tout à fait le droit de penser qu’Allende était un mauvais président ou d’être en désaccord avec l’idéologie qu’il représente. Mais mettre Pinochet et Allende au même niveau c’est oublier qu’un a accédé au pouvoir par un putsch militaire et l’autre par la voie des urnes, qu’un a fait arrêter, exécuter, disparaître des milliers d’opposant et l’autre a toujours respecté la légalité démocratique. En somme, une comparaison impossible et insultante pour les victimes de la dictature militaire qu’a connue le Chili.
Pour cela, ce genre de commémoration est salutaire. Car Salvador Allende est vivant. Oui, il s’est suicidé le jour du coup d’état. Mais il est vivant. Chaque fois que quelqu’un se souvient de ce triste 11 septembre 1973, Allende est vivant. Chaque fois que des travailleurs luttent pour leurs droits en Amérique Latine, Allende est vivant. Chaque fois que les acquis sociaux de ce continent progressent par la voie légale et démocratique, Allende est vivant.

Pour en savoir plus voyez aussi ce blog interessant :
http://sud-nord.blogspot.com/2008/06/salvador-allende-1908-2008.html
http://sud-nord.blogspot.com/2008/06/salvador-allende-1908-2008-2.html


*Salvador Allende est vivant

mercredi 25 juin 2008

Socialisme, histoire et… hip-hop

La révolution bolivarienne c’est le grand melting-pot idéologique et historique, un mélange de patriotisme et de marxisme, avec un soucis constant de se réapproprier l’histoire de l’Amérique Latine. Les personnages de l’histoire vénézuélienne dialoguent avec les grandes figures du socialisme et Hugo Chavez dans un même discours n’hésitent pas à invoquer Simon Bolivar et Leon Trotsky, le chef indien guaicaipuro et Che Guevara. Le tout actualisé à la mode des années 2000, d’où le terme assez flou de socialisme du XXIe siècle.
Tout cela est bien résumé dans cette fresque vue place Bolivar où un rappeur partage l’affiche avec un indigène, le Che et Simon Bolivar. Et l’auteur d’ajouter les mots qu’il considère sûrement comme les trois mamelles de la révolution : socialisme, histoire et Hip-Hop.


vendredi 13 juin 2008

Chavezmania

On a beau fêter la dixième année de la révolution bolivarienne, le Venezuela reste encore un pays profondemment caitaliste, et dans un contexte où la débrouille est souvent une affaire de survie, tout est bon pour faire du bizzness y compris (et surtout) le président de la république: Au menu, t-shirts, casquettes, badges... mais aussi poupées et figurines.

Vu en marge d'un discours d'Hugo Chavez, un étallage proposant des t-shirts à l'effigie de Chavez et du Che. Vous pouvez aussi trouver d'autre figures révolutionnaires comme Marx, Castro, Ho Chi Min, Allende....

Des poupées culbutos (celles qui se relevent instantanément losqu'on les couche) représentant le président et baptisée "El Intumbable" (l'impossible à renverser) en référence aux diverses tentatives échouées pour le faire sortir du pouvoir.

dimanche 25 mai 2008

En plein milieu de la rue

Samedi soir avait lieu une initiative très intéressante de la mairie de Chacao et la revue étudiante Platano Verde : le festival "Por el medio de la calle", ou soit un ensemble de concerts, performances, spectacles, projections.... dans les rues du quartier Chacao de Caracas, avec la présence d'artistites vénézuéliens, mais aussi français, espagnols et allemands. Une bonne manère de découvrir et s'approprier l'espace urbain dans une ambience proche de celle qu'on connait lors de la fête de la musique par chez nous.



lundi 19 mai 2008

petite visite au centre historique de Caracas


Le centre historique de Caracas abrite encore quelques bâtiments coloniaux et quelque jolies places. Même si l'entretient laisse parfois à désirer, le quartier, assez vivant, possède son petit charme.

La traditionnelle place Bolivar, avec bien sur la statue du "libertador"


La cathédrale de Caracas, juste sur la place Bolivar. Au temps de l'empire espagnol, les villes américaines étaient toutes construites sur le même modèle avec l'église et la mairie sur la place principale. Caracas n'échappe pas à cette règle.


Pas très loin, le parlement, dans un palais construit par le président Guzman Blanco entre 1872 et 1877.



quelques rue plus loin, la plaza de lo venezolano et sa poignée de bâtiments coloniaux coincés entre les grands immeubles.



Et terminons avec une place rebaptisée Place de la Révolution par des habitants du quartier, repère à la fois des retraités adeptes des dominos et des jeunes skatteurs.